La confidentialité se déclare une fois, dans le modèle. Elle s'applique ensuite partout où la donnée est consultée : dans Explorer, dans l'assistant IA, et dans tout outil bâti sur le graphe.
Tant qu'un contrat, un montant ou une donnée client restaient enfermés dans leur outil d'origine, ils étaient connus d'un petit nombre de personnes. En réconciliant les silos dans un même graphe, cette protection involontaire disparaît et relier des informations qui ne se croisaient jamais peut même faire émerger des données sensibles qui ne l'étaient pas individuellement.
La sécurité n'est donc pas une option qu'on active outil par outil. Elle est embarquée dans la structure même des données.
Avant d'alimenter le graphe, on définit un schéma directeur : quels types d'éléments existent, quels liens les relient, quels attributs ils portent. C'est à ce niveau, et nulle part ailleurs, qu'on indique la confidentialité : le type « Contrat » est confidentiel, l'attribut « montant » l'est davantage, le type « Client » reste accessible à tous.
Aucun besoin de marquer chaque contrat un par un : dès qu'un type est classé, toutes ses instances héritent de la règle.
Un contrat créé aujourd’hui et un contrat créé dans six mois obéissent à la même règle, sans action manuelle.
Les données déjà présentes héritent du niveau par défaut de leur type, exactement comme les nouvelles.
Tout utilisateur démarre au niveau le plus bas : seules les informations non sensibles lui sont visibles. Ce sont ensuite les administrateurs de chaque contexte qui élargissent ses droits selon sa légitimité réelle.
Un même utilisateur peut donc être large sur le projet dont il est responsable et restreint sur celui où il n'intervient qu'en support. Un accès accordé pour un besoin ponctuel ne devient jamais un accès permanent et généralisé.
Lorsqu'un graphe est partagé vers un autre contexte, chacun conserve son propre niveau : le même graphe apparaît détaillé pour certains, anonymisé pour d'autres.
Juste avant l'envoi de la réponse, le système compare le niveau de confidentialité de chaque donnée au niveau d'accès de l'utilisateur dans son contexte. Chaque utilisateur reçoit littéralement sa propre version du graphe, y compris quand il pose la question en langage naturel à l'assistant IA.
Si un attribut est trop sensible, seul cet attribut est masqué. Si c'est tout un type de nœud ou de lien, l'élément n'est pas supprimé mais anonymisé en « ****** ».
Plutôt que de faire disparaître la donnée, le système préserve la topologie : même filtré, le graphe reste cohérent et navigable.
Ajouter un niveau de confidentialité n’impose pas de reconstruction : on enrichit la hiérarchie existante.
Modèle, droits et filtrage sont trois briques distinctes : pour un audit, il suffit de présenter l'ontologie et les règles d'attribution.
Un type non classé dans l'ontologie ne bénéficie d'aucune protection au-delà du niveau par défaut. Nous accompagnons les équipes métier, conformité et technique dans ce travail, puis dans la révision périodique des droits.
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